Partenariat INERA/JICA : Le phosphate pour la promotion des cultures au Burkina Faso

Le présent atelier envisage la mise sur pied d’un modèle de promotion de l’application des engrais dans les systèmes de culture

Il s’est ouvert dans la matinée de ce lundi 12 juin 2017 à Ouagadougou, un atelier pour la mise en œuvre d’un modèle de promotion des cultures par l’utilisation du phosphate naturel du Burkina Faso. La cérémonie de lancement du projet a été présidée par le Conseiller technique du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

La productivité agricole au Burkina Faso rencontre des difficultés en raison de la pluviométrie instable, de la faible fertilité du sol, du faible accès des producteurs aux intrants et aux crédits, du coût élevé des engrais chimiques. C’est au vue de ces contraintes que ce projet initié par l’Agence Japonaise de coopération internationale (JICA) en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et des Recherches Agricoles (INERA), a été lancé ce lundi 12 juin 2017 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso dispose d’un potentiel d’exploitation en phosphate naturel estimé à 100 millions de tonnes. La mise en valeur de cette ressource en phosphate naturel constitue un facteur important pour le développement du pays. Le projet sur la mise en place d’un modèle de promotion des cultures par l’utilisation du phosphate naturel du Burkina Faso s’inscrit dans le cadre du Partenariat de la recherche scientifique et technologique pour le développement durable, promu par la JICA de concert avec l’Agence japonaise de sciences et technologie. Pour Dr Amidou Traoré, Directeur de l’INERA et coordonnateur du projet, ce projet vise la valorisation des phosphates naturels en agriculture et consistera à la fabrication d’engrais minéraux à base de Burkina phosphate. « Il envisage la mise sur pied d’un modèle de promotion de l’application des engrais dans les systèmes de culture », a-t-il ajouté.

Enseignants-chercheurs, chercheurs, décideurs politiques et représentants de structures de développement, des sociétés privées étaient nombreux à l’ouverture de cet atelier

Il s’agira donc au cours de cette journée, de rechercher des formules de solubilisation des phosphates naturels du Burkina Faso en partenariat avec Japan International Research Center for Agricultural Sciences (JIRCAS) du Japon.

D’un coût global d’environ 2 milliards de F CFA pour une durée de 5 ans, financé par la république japonaise, l’objectif global de ce projet est la valorisation des phosphates naturels du Burkina Faso. Il vise la fabrication d’engrais minéraux à base de Burkina phosphate et l’amélioration de l’application directe du phosphate naturel, et ce, en fonction des systèmes de culture. En d’autres termes, il s’agit d’élaborer des stratégies et des techniques efficaces d’utilisation du phosphate naturel du Burkina Faso. Le projet devra aboutir à l’élaboration d’un modèle applicable de promotion de cultures à travers l’utilisation d’engrais à base des phosphates naturels de Kodjari.

Dr Amidou Traoré, Directeur de l’INERA et coordonnateur du projet

Réunissant des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des décideurs politiques, des représentants de structures de développement, des sociétés privées, cet atelier se propose d’instaurer un courant fructueux d’échanges, de réflexions, de démonstration et de coopération susceptibles d’aider à une meilleure compréhension de l’effet des apports d’engrais minéraux à base de phosphate naturel sur la production agricole et la qualité des sols.

De ce fait, il est attendu des participants leur contribution et expérience en vue d’enrichir la démarche proposée, de l’adapter à la réalité spécifique du Burkina et surtout de permettre d’identifier de nouveaux partenaires à impliquer, à mobiliser ainsi que les activités à mettre en œuvre.

Alfred Sié KAM/Rédaction SC-Info

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