Les travailleurs du ministère des infrastructures se déplaisent de la situation qui prévaut au sein de ce département. Le jeudi 29 septembre 2016, le syndicat des travailleurs du ministère a tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils se sont prononcés sur un certain nombre de point.
La grogne monte au ministère des infrastructures du Burkina. Du reste, c’est ce que l’on peut retenir au sortir de cette conférence de presse, animée par le Syndicat des Travailleurs des Travaux Publics, du Bâtiment, de l’Hydraulique et Assimilés du Ministère des Infrastructures (SYTTPBHA/MI). En effet, les syndicalistes font savoir que l’attitude des premiers responsables de ce département ministériel fait dégrader progressivement la situation et qu’elle peut s’exploser du jour au lendemain si rien n’est fait. Ainsi, ces travailleurs du domaine des infrastructures publiques disent être à bout de patience après neuf mois d’attente, de dialogue et de concertations assortis d’engagements non tenus et de voltes faces répétés des responsables du ministère.
C’est pourquoi ils prennent l’opinion publique à témoin à travers cette conférence de presse. Ils dénoncent entre autres leurs conditions de travail et font savoir que les arriérés de frais de mission des agents du ministère remontent à deux ans et les nouvelles missions sont hypothéquées pour absence de crédit, rendant alors toute tâche de contrôle impossible avec des conséquences sur la qualité des travaux. Pourtant, selon le syndicat, les textes relatifs aux indemnités de missions à l’intérieur du pays applicables aux agents de l’Etat stipulent que ces frais doivent être payés avant le départ en mission.
La gestion des marchés publics du ministère est également dans l’œil du cyclone. En ce qui concerne la passation de ces marchés, le SYTTPBHA/MI dit rejeter catégoriquement les marchés de gré à gré que le ministère apprête à opérer avec certaines entreprises. Il met également en garde les responsables du ministère contre les pressions exercés sur certains travailleurs dans les commissions d’attribution des marchés. Ils déplorent aussi le traitement de leur plateforme revendicative qui selon eux, comporte 42 points, et aucun point n’a connu de résolution depuis l’installation des nouvelles autorités.
La politique routière du ministère n’est pas en reste à entendre le premier responsable du syndicat, M’bi YAMEOGO. A l’en croire, l’Etat s’est désengagé des travaux au profit des entreprises privées qui s’occupent dorénavant de la construction et de l’entretien des routes.
Au regard de ce qui précède, le SYTTPBHA/MI demande aux responsables du ministère de prendre des mesures urgentes afin de réinstaller le climat de confiance au sein du ministère.
Valentin Youmali pour SCI


