Projet d’Irrigation dans le Grand Ouest: Plus de 13 milliards de francs CFA de dons octroyés par la République Fédérale d’Allemagne

Région du sud Ouest

Projet d’Irrigation dans le Grand Ouest:

Plus de 13 milliards de francs  CFA  de dons octroyés par la République Fédérale d’Allemagne

 

Le présidium
                                     Le présidium

Un atelier de planification du Projet d’Irrigation dans le Grand Ouest(PIGO), s’est tenu à Gaoua le 6 octobre 2016 dans la salle de conférence de l’ENEP de Gaoua. Cette rencontre, présidée par le Gouverneur Tagsseba NITIEMA, a regroupé les différents acteurs du département de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques venus des directions centrales et déconcentrées et des autres départements ministériels impliqués des régions du Centre-Ouest et du Sud-Ouest. La trentaine de participants dont madame DABIRE/SAWADOGO Aminata   Gouverneur de la région du Centre-Ouest, a au cours de cette journée de travail  établi un Plan d’Opération de Projet(POP) et un budget révisé sur la durée du projet PIGO/Volet 2.

Lancé officiellement le 15 décembre 2015, le Projet d’Irrigation dans le Grand Ouest (PIGO/Volet 2) va  durer cinq(5) ans soit de 2016 à 2020. Et, en plus des régions du Sud-Ouest et de la province de la Sissili qu’il couvrait à travers le Projet d’Aménagement des Bas-fonds dans le  Sud-Ouest et la Sissili(PABSO), le PIGO va désormais s’étendre aux populations des régions des Cascades et des Hauts-Bassins.

Ce projet concerne l’aménagement de bas-fonds et le développement de la petite irrigation dans le Grand-Ouest du Burkina Faso. Il interviendra de 2016 à 2018 dans les provinces du Tuy, du  Houet et de la Comoé et de 2019 à 2020 dans la région du Sud-Ouest et dans la province de la Sissili. L’objectif étant  d’améliorer la sécurité alimentaire des populations autour des bas-fonds aménagés et des petits périmètres irrigués mais surtout d’augmenter leurs revenus par la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles afin de contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural.

Pour l’atteinte de cet objectif, la conception du nouveau projet prévoit surtout la réalisation de certaines mesures telles que la construction d’infrastructures d’aménagement et d’irrigation, d’ infrastructures de commercialisation comme les magasins de stockage et l’adoption de mesures d’accompagnement visant l’appui à la mise en valeur agricole, à la transformation et à la commercialisation des produits agricoles.

L'assistance
                                        L’assistance

La lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire constituent un des défis majeurs auxquels est confronté le Burkina Faso.  Et selon une étude menée, a dit le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Tagsseba NITIEMA, « environ 33% des ménages burkinabé vivent dans des conditions de grande précarité et 30% de la population ne bénéficient pas encore de la ration alimentaire minimale recommandée à savoir 2100 Kilo calories par personne et par jour ».

Cette situation est aggravée par la fragilité du secteur agricole. Ce secteur qui occupe près de 80% de la population active, représente environ 40% du Produit Intérieur Brut (PIB) et contribue pour environ 80% aux recettes d’exportation. Malheureusement, l’agriculture burkinabé reste encore dépendante à plus de 75% des productions pluviales, soumises aux aléas climatiques alors que le Burkina Faso fait face à une croissance démographique continue ; a-t-il ajouté.

Faire de la maîtrise de l’eau dans notre pays, a  toujours été une option stratégique pour l’atteinte de la sécurité alimentaire des différents gouvernements qui se sont succédé au pays des hommes intègres depuis l’accession à la souveraineté nationale.

Pour contribuer à l’opérationnalisation de cette option, le Projet d’Aménagement des Bas-fonds dans le Sud-Ouest et la Sissili(PABSO) a été créé et s’est exécuté de 2006 à 2016 dans la région du Sud-Ouest et la province de la Sissili dans le Centre-Ouest. De l’avis du coordonnateur du PICO Frédéric DABIRE, même si le PABSO a connu du succès des difficultés ont entre-temps existé. C’est pourquoi il pense que la création du PIGO viendra consolider les actions déjà entreprises par le PABSO et réaliser encore de nouveaux investissements.

De ce fait, il demande aux populations bénéficiaires de se l’approprier. Projet qui selon lui, est participatif et attend fortement leurs contributions. Il revient à ces populations d’entreprendre des démarches pour bénéficier  desdits investissements a-t-il-conclu.

A l’issue de cette rencontre de planification, Rodrigue OUEDRAOGO, représentant le comité de pilotage du PIGO, a affirmé que ledit comité   compte accompagner tous les acteurs par la mise en oeuvre des recommandations qui sortiront de cette rencontre. Il a rassuré que le gouvernement du Burkina Faso à travers le comité de pilotage du PIGO, mettra tout en œuvre pour que ce projet soit un succès.

En d’autres termes le souhait du Gouverneur, Tagsseba NITIEMA, est qu’à la fin  du projet, la sécurité alimentaire soit une réalité au pays des hommes intègres. Que les burkinabè puissent manger à leur faim. Parce que, pour lui, c’est triste pour un gouvernement de voir ses populations ne pas être à mesure d’assurer les trois repas quotidiens.

Le PIGO a vu le jour grâce à la coopération financière entre la République Fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso. Elle a mis à la disposition du pays des hommes intègres plus de quinze(15) milliards de francs CFA dont 13,78 milliards de francs CFA de don pour la mise en œuvre du PIGO.

Kissogo Abdoul Karim Ouattara Pour SCI

 

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