Région du Centre
Relance économique au Burkina :
le secteur privé apporte sa contribution

Des acteurs du secteur privé burkinabè veulent apporter leur contribution au développement économique du pays. Burkina International, c’est le nom du cadre autour duquel ils se sont réunis pour réfléchir afin de trouver les voies et moyens pour parvenir à leur but. A cet effet, ils tiennent un colloque international les 10 et 11 octobre 2016, sur la contribution du secteur privé pour la relance économique au Burkina. Ce colloque placé sous la présidence de son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso a enregistré une forte participation de personnalités venues d’horizons divers.
Si l’on jette un œil sur les indicateurs économiques du Burkina, on se rend rapidement compte d’une réalité socioéconomique préoccupante. En effet, le Burkina demeure toujours parmi les pays les plus pauvres avec un Produit Intérieur Brut (PIB) estimé en 2015 à 11,3 milliards de dollars pour environs 18 millions d’habitants, soit un PIB de 631,372 dollars par an. A ce marasme économique, s’ajoute le taux de chômage élevé des jeunes et une masse salariale de l’Etat dépassant la limite fixée par les normes communautaires de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
C’est donc cette situation économique préoccupante qui a inspiré le « Think tank Burkina International » à organiser ce colloque sur la contribution des acteurs du secteur privé pour la relance économique, dans le cadre du Programme national de développement économique et social (PNDES).
Selon le président de Burkina International, Harouna KABORE, l’atteinte des objectifs de ce nouveau programme de développement économique et social nécessite l’implication de tous les acteurs et singulièrement du secteur privé. Il estime que l’apport des entreprises privées à la gouvernance publique est aujourd’hui considérable que les nouvelles stratégies de financement du développement reposent essentiellement sur les partenariats publics privés.
Pour dynamiser donc la croissance économique telle que prévue dans le PNDS et juguler la crise de l’emploi, le président de Burkina International souhaite un climat des affaires plus sécurisé et attractifs pour les investisseurs.
Pendant les deux jours du colloque, les communications seront essentiellement axées sur les questions de relance économique, la résolution de la crise de l’emploi et la prise de conscience des acteurs du secteur privé, des enjeux de leurs responsabilités sociales et environnementales ainsi que de leur engagement pour un civisme fiscal plus renforcé.
Burkina international se veut être un laboratoire d’idée et une force de proposition au service du développement et du progrès social par la production d’intelligence et de proposition concrètes. Il souhaite prendre une part qualitative à la réalisation d’un vaste programme économique pour le bien-être de la population Burkinabè.
Valentin YOUMANLI pour SC Info


