Région du Sud-Ouest
Bougouriba / Grève des agents des Collectivités Territoriales :
La consternation des usagers

Les Agents des collectivités territoriales de la Bougouriba ont observé une grève de soixante-douze heures depuis le Lundi 10 Octobre 2016.Ils se sont regroupés à Diébougou dans le Parking de la Mairie pour exprimer leur indignation et exiger du gouvernement la satisfaction des points de revendication.
Il est sept heures trente quand nous sommes arrivés à la Mairie de Diébougou. La grande porte est fermée et un regroupement d’agents communaux, des services de Secrétariat, régie, Etat civil, Comptabilité, service passation des marchés, est vite aperçu au parking de la Mairie. Ils ont cessé le travail pour répondre au mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat National des Travailleurs des Collectivités Territoriales du Burkina (SYNATRA-CTB).
En effet, le Secrétariat National du SYNATRA-CTB a lancé un mot d’ordre de grève de soixante-douze heures pour protester selon eux, contre une injustice à leur encontre dans le traitement des Agents des collectivités Territoriales. A entendre les manifestants, la plateforme revendicative de leur syndicat se résume en quatre grands points. Ce sont entre autres : l’élargissement de l’application des décrets 2013 -1144 et 2013-1145 avec rappel pour compter du 1er Janvier 2014 ; la fin du traitement discriminatoire ; la division à l’égard des Agents des collectivités ; la violation de l’esprit de dialogue et de sérénité qui a toujours gouverné l’action du SYNATRA-CTB.

Du côté de la population c’est la désolation. Les usagers des mairies déplorent cette situation, à l’image de ce sexagénaire qui nous confie ceci : « Je suis venu pour faire établir les actes de mes enfants pour les commissionner. Je suis éloigné de la ville et si je dois revenir, c’est très pénible pour moi. Je souhaite qu’on règle cette situation au plus vite».
Pour le Maire de la commune de Diébougou, Alphonse SOMDA, la résolution de cette situation dépasse la compétence des mairies « Je reste désarmé face à cette situation qui ne dépend pas de nous. Le travail minimal avait été demandé aux grévistes mais cela n’a pas été respecté. C’est un constat amer pour les usagers. Notre souhait est que le gouvernement entende l’appel des travailleurs des communes » a-t-il conclu. Le secrétaire générale de la sous-section du syndicat, Salif BELEM, affirme qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout si rien n’est fait pour équilibrer l’injustice constatée dans l’application de la loi 027.
La grève s’est achevée le 12 septembre à minuit et le travail est repris le 13 septembre 2016. Le rendez-vous a été donné aux militants pour un bilan le Samedi 15 septembre 2016.
Frederick Pooda pour SC Info


