Lutte contre l’incivisme : Mise en place de la police de proximité

Région du Centre

Lutte contre l’incivisme :

Mise en place de la police de proximité

Le ministre Simon Compaoré et son équipe étaient face à la presse.
Le ministre Simon Compaoré et son équipe étaient face à la presse.

Le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure (MATDSI) a tenu un point de presse pour faire le point sur la lutte contre l’incivisme au Burkina Faso le jeudi 3 novembre 2016 à Ouagadougou.

Six mois après  l’adoption d’un rapport  sur les actions concrètes à mener contre l’incivisme adopté  par le Gouvernement au  conseil de  ministres, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure (MATDSI), Simon Compaoré  a rencontré les hommes de médias pour faire un bilan.

Trois  points principaux étaient au centre de cet échange avec la presse le jeudi 3 novembre 2016. Il s’agit de l’incivisme dans les domaines : les services publics de l’Etat, la circulation routière, les dérives des mouvements d’autodéfense.

En effet, suite à l’adoption d’une nouvelle loi le 5 octobre 2016 définissant les modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la police de proximité au Burkina Faso, un nouveau mécanisme de mise en œuvre du partenariat entre l’Etat et les populations est créé  a-t-il signifié. Il a indiqué que c’est une possibilité offertes à chaque village, commune, province, région, de fonder une association de la prévention de l’insécurité. Celles  de la base (village) sont des Structures communautaires locales (SCLS), coordination communale de sécurité (CCS) pour les communes et arrondissements, etc selon Simon Compaoré.

Il a en outre précisé que  ces structures de base ont un rôle de veille sécuritaire, de renseignement et aussi d’interpellation. Celles des arrondissements ont comme  tâche le suivi et le contrôle des activités communautaires locales de sécurité, l’identification des attentes et des besoins de leurs populations en matière de sécurité et l’orientation des actions des services de sécurité.  A entendre le ministre du MATDSI, ces structures bénéficieront de l’accompagnement de l’Etat, partenaire pour les charges de fonctionnement des structures et mais ne prévoi pas de salaire pour les différents membres.

Concernant l’incivisme dans l’administration publique un rituel de la monté des couleurs a été institué et une cérémonie solennelle est organisé à 7h tous les derniers mardi du mois dans les locaux de l’immeuble du Faso par les ministères en charge de la justice, de la communication et du MATDSI  situés dans ce lieu selon Simon Compaoré. Aussi, il a confié la tenue du premier conseil de discipline de l’année qui s’est déroulée du 3 au 6 août 2016.

Quant au domaine de la sécurité routière, suite aux opérations quotidiennes menées dans la lutte contre l’incivisme couvrant les trois derniers mois et la première quinzaine du mois d’octobre 2016, 10 958 engins de deux et trois roues, 266 véhicules à quatre roues ont été mis en  fourrière dans la ville de Ouagadougou a –t-il indiqué. Le patron de la MATDSI a ajouté que   cartes grises et 1 195 permis de conduire ont été également saisis au cours de ces opérations. Les infractions liées à ces saisies sont : le non-respect des feux tricolores, la circulation avec des véhicules à vitres teintées, le non-respect des pistes cyclables…selon lui.

De nombreuses préoccupations ont été soulevées au cours de cette conférence de médias : six mois après la mise en garde des taximen quant à l’utilisation du gaz butane en lieu et place du carburant ; à quand le début des contrôles ?

La réponse du ministre est catégorique sur ce point : « la sécurité n’est pas quelque chose de marchandable, on ne marchande pas, on s’assume. Nous allons procéder à la vérification. Elle n’a pas encore commencé à cause des préparatifs de l’an deux de l’insurrection. »

La presse.
La presse.

La question des policiers portant des armes de guerre dans les carrefours été évoquée. Sur ce point, le Directeur Général de la police nationale, Bazana Tarpaga a rassuré que cela permettrait de d’assurer la sécurité des autres policiers et des populations en cas d’incident majeur.

Quant au cas du policier Rasmané Dousoungou, l’individu  a été identifié mais nie les faits qui lui sont reprochés selon Bazana Tarpaga. Il a stipulé que la police est dans la quête des éléments de preuve pour cette raison.

Dores pour SC Info

 

 

(Visited 1 times, 1 visits today)