Région du Centre
Convention des Nations-Unies contre la corruption :
Evaluation du Burkina par le Laos et l’Ouganda

L’autorité supérieure de contrôle d’Etat et lutte contre la corruption (ASCE-LC) a ouvert les travaux de l’auto-évaluation du Burkina Faso dans le cadre du second cycle d’examen de l’application de la convention des Nations -contre la corruption le lundi 7 novembre 2016 à Ouagadougou.
Le Burkina Faso a été Sélectionné cette année 2016 pour être examiné sur les chapitres II et V de la convention des Nations-Unies contre la corruption pour la première année du second cycle d’examen. C’est dans cette optique que le contrôleur général de l’autorité supérieure de contrôle d’Etat et lutte contre la corruption (ASCE-LC), Luc Marius Ibriga a ouvert les travaux de l’auto- évaluation du Burkina Faso dans l’application de cette convention.
Selon lui, avant toute évaluation par les pairs, il incombe au Burkina de faire son auto-évaluation sur les matières relevant des chapitres II et V de la convention. Il s’agit des mesures préventives et du recouvrement d’avoir de la convention. Il a indiqué que cette auto-évaluation est confiée à une quinzaine d’experts venant de différents domaines : du ministère de la justice, du ministère des affaires étrangères, de l’ACELC, du secteur privé et de la société civile. En plus, cinq personnes ressources, des experts qui ont travaillé lors du premier cycle d’évaluation seront de la partie a confié Luc Marius Ibriga. Ils auront pour tâche la recherche de toutes les informations nécessaires concernant les deux chapitres pour renseigner le questionnaire et le renvoyer au secrétariat de l’Organisation des Nations-Unies de Lutte contre la Drogue et le Crime (ONUDC ) à Vienne a-t-il signifié.
Il a affirmé : « Il s’agit par exemple pour eux de voir si le Burkina dispose de mécanismes pour protéger les lanceurs d’alerte , est-ce qu’il y a une politique de lutte contre la corruption qui fasse en sorte que les codes de déontologie positives et les codes de mesures précisent les comportements des agents dans le secteur public et privé….». il a en outre stipulé que les experts sont chargés de parcourir tous les domaines concernés pour recueillir les textes et voir quelles sont les institutions mises en place par le Burkina Faso et si elles sont à même de respecter les prescriptions du chapitre 2 et 4 de la convention.

Les résultats attendus de cette enquête devraient aboutir à une situation où le Burkina Faso a implémenté totalement la convention des Nations Unies c’est-à-dire les 71 articles. Le contrôleur d’Etat a indiqué : « Une fois que l’ONUDC aura reçu notre auto-évaluation, elle va l’envoyer aux deux pays chargé de notre évaluation à savoir le Laos et l’Ouganda. Ils vont l’examiner et faire des remarques et au besoin vont venir au Burkina Faso pour discuter et vérifier eux même si ce que nous avons dit est vraiment fondé ».De l’avis du contrôleur général de l’ASC-LC, le Burkina a une longueur d’avance sur les autres étant donné qu’il possède une loi anticorruption qui est presque la réplique de la convention des Nations Unies.
Les retombées de cette évaluation sont importantes pour le Burkina Faso parce que les partenaires techniques et financiers qui sont aussi membres de l’ONUDC et de la convention regardent la capacité des Etats à traduire dans les législations nationales les règles de cette convention. L’exemple du Millenium chalenge est édifiant, car les Etats-Unis font de l’implémentation de ces textes un critère de sélection des Etats qui peuvent bénéficier de son appui.
C’est donc une question qui concerne l’ensemble de la société. Le travail des experts sera apprécié par le secteur public et privé, les membres de la société civile avant l’envoi du rapport d’auto-évaluation prenant fin en janvier 2017 à l’ONUDC.
Dores pour SC Info


