Conférence de l’intégration de l’UEMOA : la sécurité au cœur des débats
L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) tient sa troisième conférence de l’intégration ce 19 mai à Ouagadougou. Cette troisième édition est consacrée à la sécurité dans l’espace des huit pays membres. Les débats portent sur les causes et les actions entreprises par l’UEMOA pour venir à bout du phénomène.
« Défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest : quelles réponses ? » ; tel est le thème de la troisième édition des conférences de l’intégration initiée par l’UEMOA. Ces conférences se tiennent dans un contexte marqué par une insécurité générale et des crises de toutes sortes émanant de divers facteurs. Cette insécurité et ces crises ne sont pas nouvelles et ont toujours plongés les populations dans le désarroi.
Pour Moctar OUANE, Délégué Général à la paix et la sécurité de l’UEMOA et conférencier du jour, ces crises ont pris une nouvelle intensité de nos jours et sont de plusieurs ordres. Il cite entre autre les modèles de gestion des Etats et l’aménagement des territoires qui ont été sources de conflits dans certains Etats membres de l’UEMOA. Les élections mal organisées ou truquées et les conflits entre éleveurs et agriculteurs sont également des facteurs de dégradation de la sécurité au sein de l’espace. D’autres facteurs et non des moindre, à savoir le terrorisme, les trafics d’armes, de drogue et d’être humain sont également des effets de déstabilisation de l’espace UEMOA.
Selon le conférencier, ces crises amènent parfois les autorités des Etats concernés à prendre des mesures exceptionnelles qui ne garantissent pas les libertés individuelles et collectives. Il en veut pour preuves les couvres feux décrétés après les attaques terroristes au Mali, au Burkina et en Côte d’Ivoire.

C’est au regard de ces crises à répétition qui tendent à généraliser l’insécurité au sein des pays membres de l’UEMOA, que cette dernière a fait de la sécurité un défis. A cet effet, plusieurs stratégies sont élaborées pour garantir et assurer la sécurité des personnes et des biens. Il y’a entre autre la prévention à travers l’appui des Etats membres dans la bonne gouvernance, la lutte contre les trafics de tout ordre, la formation et la sensibilisation des jeunes.
Valentin YOUMANLI


