Humeur
Inondations du 9 août 2016 à Ouagadougou
Faut-il envoyer une lettre express à Jupiter pour qu’il cesse de pisser sur Ouagadougou
« Inondation dans la ville de Ouagadougou : le molosse n’a pas encore changé sa façon éhontée de s’asseoir ». C’est le titre d’un article que nous portions sur la toile le 27 juillet dernier suite aux inondations du 19 du même mois. Les arrondissements n°1, 2, 3, 4, 5, 6, 9 et 12 ont été touchés. Au bilan, un mort et encore des maisons sous les eaux. Les autorités se plaisent-ils à voir souffrir les populations en pareille situation ? C’est la question qu’on est tenté de se poser. Il ne peut se passer aucune grosse pluie à Ouagadougou sans inondation.
C’est presque devenu une norme de comportement à telle enseigne qu’on est habitué à ce type de phénomène. Alors, faut-il envoyer une lettre express à Jupiter pour qu’il cesse de pisser sur Ouagadougou ? C’est lui demander de se faire un hara-kiri. Mais enfin, on a besoin de son précieux ‘’pipi’’ rien que pour apaiser la canicule et sentir un tantinet de fraîcheur avec cette cherté de vie dans la capitale de la boue sèche, comme le disait si bien Aimé Césaire.
En fait, tout le monde connaît bien le diagnostic. Il faut tout simplement appliquer le remède qu’il faut. N’eut été le curage de quelques caniveaux, et on peut s’hasarder à féliciter les populations pour leur collaboration ainsi que les autorités, certains endroits seraient une fois de plus inondés. En bon Africain, on dira : « C’est bon, mais c’est pas arrivé ! » Après le curage des caniveaux, c’est un spectacle d’immondices inouï.
Voilà pourquoi on pouvait s’hasarder à féliciter tantôt les autorités et populations. On fait le curage des caniveaux et on réfléchit ensuite aux moyens pour se débarrasser des ordures qui en émanent ! Ces mêmes ordures vont entraîner moustiques et autres insectes. Et bonjour le paludisme et autres maladies connexes.
C’est vrai que l’argent ne circule plus dans le Pays des hommes intègres obligeant les autorités à augmenter les taxes sur certains produits et jeux de la place. Mais en attendant que le nerf de la guerre refasse beaucoup plus surface sur le tréteau des Hommes intègres, c’est Ouagadougou qui se noie, les « mêmes causes dans les mêmes conditions produisant les mêmes effets ».
Ou bien faut-il renvoyer ces populations ouagalaises qui vivent dans des zones inondables dans leurs villages respectifs, tout le monde n’étant pas fait pour vivre à Ouagadougou, selon un bourgmestre à l’époque ?
Wait and see !
Yéro pour SCI


