Mutilation génitale féminine : la Première dame du Faso s’engage contre la pratique

Région du Centre

Mutilation génitale féminine

 La Première dame du Faso s’engage contre la pratique

La Première dame du Faso, madame Sika KABORE a animé une conférence de presse ce samedi 13 août 2016. Le but de cet entretien avec les hommes de médias était de leur faire part de son engagement contre la pratique des mutilations génitales féminines (MGF) au Burkina.

Mme Sika KABORE s'est fermement engagée à soutenir toute initiative tendant à l'abandon totale de la pratique.
Mme Sika KABORE s’est fermement engagée à soutenir toute initiative tendant à l’abandon totale de la pratique.

C’est en sa qualité de présidente d’honneur  du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE) que l’épouse du Président du Faso, madame Sika KABORE a animé ce point de presse pour dénoncer cette pratique qui est toujours une réalité au Burkina. Cette conférence intervient suite à celle animée conjointement le 10 août dernier par le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’Excision (CNLPE) et la gendarmerie de Nongremassom, qui faisait cas de cas de pratique d’excision signalée au secteur 21 de Ouagadougou.

Pour Madame Sika KABORE, ces cas ont remis au-devant de la scène, la question de l’abandon total des MGF au Burkina et interpelle tous sur la persistance d’une pratique dont les conséquences sont aussi désastreuses les unes que les autres, à court, moyen et long terme sur la santé et le bien-être de la jeune fille et de la femme.

La presse.
La presse.

Selon la conférencière du jour, en 2015, sur  cent cinquante-neuf (159) filles et femmes mutilées, cinq (05) sont décédées. C’est pourquoi, il est de bon ton que les acteurs redoublent d’ardeur dans la lutte contre ces pratiques avec la Première dame en tête car celle-ci affirme déjà qu’en sa qualité de Présidente d’honneur du CNLPE, elle est plus que déterminée pour l’abolition des MGF et « réaffirme son soutien total aux actions de promotion de l’élimination définitive de l’excision au Burkina ». Elle appelle également les leaders religieux et coutumiers à s’investir, car ils sont des acteurs incontournables dans cette lutte.

Au Burkina, 67,6% des femmes ont subi l’excision selon l’Enquête multisectorielle continue (EMC) de 2015. Cependant, cette même source indique que la proportion des femmes et des filles excisées diminue de manière significative entre les générations. C’est dire donc que le Burkina est sur la bonne voie en matière de lutte contre ces pratiques, et cela est le fruit de plus d’un quart de siècle de lutte.

Valentin YOUMANLI pour SCI

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