SCI : Dans quel cadre SCANNING SYSTEM en tant que partenaire technique participe effectivement à la facilitation des échanges commerciaux de la sous-région ?

JL : Au sortir de ces travaux, SCANNING SYSTEMS en tant que partenaire technique a présenté sa plateforme de facilitation des échanges située à la frontière de 2 pays et dans laquelle les administrations en charge du contrôle routier sont regroupées. Cette plateforme permet de faciliter et d’harmoniser les pratiques tout en réduisant les coûts de transport affectés aux chargeurs. Cette expérimentation s’est faite avec la participation effective de notre partenaire MODELSIS. De plus, nous avons présenté aussi le BCS qui est une plateforme intégrée de partage de données que nous mettons à la disposition des administrations en charge du contrôle frontalier à la frontière Cinkanssé pour faciliter leurs opérations. Nous invitons donc la commission de l’UEMOA et la CEDEAO à accélérer la réalisation des plateformes telles que les postes de contrôles juxtaposés. Dans la mesure où ces outils transfrontaliers de facilitation contribuent efficacement au trafic des conteneurs et des marchandises en général.
SCI : Que présage la révision de la périodicité des Journées Nationales de la logistique ?
JL : La révision de la périodicité des journées nationales de la logistique de deux ans en lieu et place d’une année permettra à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso de veiller à la bonne réalisation des recommandations par les experts désignés. Cela nous évitera donc la répétition des recommandations en raison de l’insuffisance de temps pour permettre aux différents acteurs publics et privés de faire la mise en œuvre. C’est donc dans un souci de concrétisation et d’optimisation des résultats attendus par ces travaux.
Cet état de fait présage davantage le fait que les partenaires techniques et publics se sont engagés à mettre en œuvre les recommandations tirées de ces réflexions, et c’est de là que nous pourrons optimiser le transport par conteneur et nous réjouir de contribuer efficacement à la facilitation des transports dans la sous-région.et c’est ainsi que nous pourrons asseoir une bonne base du développement et de l’intégration sous régionale.
SCI : Quel est votre mot de fin?
JL : Je voudrais profiter de la lucarne pour dire qu’il faut qu’on aille rapidement à l’interconnexion des systèmes informatiques entre les pays de la sous- région et à l’unicité de la monnaie. Ces éléments apparaissent comme étant des préalables à l’optimisation de nos échanges commerciaux. Nous sommes dans un espace de 15 pays et nous avons environs 5 ou 6 monnaies pour une population de 300 millions de personnes. Il faut par conséquent unifier la monnaie ainsi que le système, il faut arriver à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace. Et c’est seulement à ce niveau que nous pourrons intégrer l’Afrique, aussi, une fois l’Afrique intégrée, le développement suivra.
Interview réalisée par Danielle BADOLO Pour SC Info


