Baccalauréat session de 2016 :
Pas de doute, il sera tenu à la date indiquée
Le Syndicat Autonome des Enseignants Chercheurs (SYNADEC) va en grève le 16 juin prochain. Ce syndicat est composé d’enseignants qui sont concernés par l’organisation de l’examen du baccalauréat. Cette grève constitue donc une menace pour la tenue de cet examen. D’aucun parlait déjà de son report à une date ultérieure. Cependant, le premier responsable de l’enseignement supérieur, le ministre Filga Michel SAWADOGO rassure que l’examen du baccalauréat de 2016 sera bel et bien tenu à la date initialement indiquée.
Les 18, 19 et 20 mai dernier, le SYNADEC avait appelé ses militants à une grève générale. Ce mot d’ordre de grève de 72 heures était décrété pour un certain nombre de revendications, notamment la revalorisation du traitement salarial et indemnitaire et une meilleure organisation de l’examen du baccalauréat. Ce dernier point constituait la principale pomme de discorde entre le syndicat et les autorités. Le SYNADEC estime que l’organisation de cet examen est passée de deux semaines à trois semaines sans que les taux y afférant n’aient été changés. Des discussions ont été entreprises et malgré tout le SYNADEC semble ne pas être satisfait puisqu’il menace d’aller en grève le 16 juin prochain. Cette grève qui se profile à l’horizon faisait planer des doutes sur la tenue de l’examen du baccalauréat à la date prévue.
Cependant lors de sa sortie médiatique de ce weekend, le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation le Pr Filga Michel SAWADOGO rasure qu’il n’y’a pas de doute quant à la tenue du baccalauréat à la date initialement prévue. Il précise que c’est depuis 1974 que l’Université de Ouagadougou organise le baccalauréat et il a toujours été tenu à la date indiquée. Il espère donc qu’il en sera ainsi pour la session de 2016 car à l’entendre, des mesures sont prises à cet effet.
Le ministre se veut rassurant car il fonde son espoir sur le fait que les deux autres syndicats de l’université à savoir le F-SYNTER et le SYNS n’ont pas menacé d’aller en grève. Aussi il espère que le SYNADEC va renoncer à son mot d’ordre dans l’intérêt de la jeunesse burkinabè.
Toutefois, il ajoute que la réquisition qui est une obligation pour tout fonctionnaire de répondre à une nécessité vitale, peut être employée comme moyen pour mobiliser tous les acteurs qui doivent être impliqués dans l’organisation du baccalauréat.
Il invite donc les candidats à ne pas céder à la panique et à continuer à se préparer comme il se doit.
Valentin YOUMANLI pour SCI


