DONALD TRUMP ÉLU PRÉSIDENT DES ETATS-UNIS: Ce n’était pas le choix des Africains

DONALD TRUMP ÉLU PRÉSIDENT DES ETATS-UNIS d’Amérique: 

Ce n’était pas le choix des Africains

Donald TRUMP, Président élu des Etats-Unis d'Amérique.
Donald TRUMP, Président élu des Etats-Unis d’Amérique.

Au bout d’une campagne présidentielle déroutante, c’est Donald TRUMP le républicain, qui déjoue les pronostics et arrive à la tête de l’élection du futur locataire de la maison blanche.  Au-delà de la déception dans le camp démocrate, c’est une grande partie de la population mondiale qui ronge son frein de voir une femme briguer la magistrature suprême aux Etats-Unis. Que doit attendre l’Afrique au cours du mandat de celui qui prône la rupture ?

Hilary CLINTON ne sera pas la première Présidente des Etats –Unis.  Contrairement à Donald TRUMP qui n’as pas bénéficié du soutien des ténors républicains, l’ex First lady était bien encadrée par de renoms politiciens issus du camp démocrate, mieux encore, son programme politique a trouvé l’assentiment de la plupart  des alliés des Américains et sans compter le soutien inconditionnel des célébrités. On a vécu une campagne particulièrement tendue, d’une violence sans précédent pour cause, les candidats au-delà de l’explication de leur programme, étaient à la tâche pour défendre leurs profils et  répondre aux accusations portées contre eux. Ainsi face au magnat de l’immobilier, Mme CLINTON devait se défendre contre les reproches sur son état de santé fragile, l’affaire des e-mails, et les accusations de viol formulées à l’encontre de Bill son époux. Quant au « vilain petit canard new-yorkais », lui devait trouver des justificatifs contre les accusations de sexiste, de misogyne, d’islamophobe, de  xénophobe, de raciste entre autres. En effet TRUMP incarne un nationalisme revanchard et aux dires des analystes politiques, il a su jouer sur les peurs d’une Amérique traumatisée par la crise économique de 2008. Après son élection va-t-il appliquer son programme « l’Amérique  d’abord » ? C’est la question qui revient sur toutes les lèvres.

Coopération avec l'Afrique.
Coopération avec l’Afrique.

                     Le sort des Africains et des Noirs en jeu.

Pour ne pas du tout arranger, TRUMP a une aversion contre les Africains. Et pour montrer son dédain il n’y va pas avec le dos de la cuillère, morceaux choisis : « Certains Africains sont des sots paresseux, tout juste bons à manger, faire l’amour et voler », « les ennemis du progrès », « la plupart des pays africains devraient être colonisés pendant un siècle ». Donald TRUMP s’en fout de l’Afrique, le continent africain ne représente donc pas un enjeu important pour lui, le seul intérêt que l’Afrique a aux yeux de TRUMP et de ses fils est celui de la chasse.  Au chapitre de sa politique migratoire  le milliardaire de l’immobilier prévoit d’expulser environ 11 millions d’immigrés sans papiers, de restreindre les visas du travail et d’interdire l’accès du territoire américain aux musulmans. En appliquant ces mesures bon nombre de ressortissants africains verront les portes du Pays de l’oncle Sam leur être fermées.

                                  Quid de la coopération des USA avec l’Afrique ?

Autre motif d’inquiétude à l’accession de Donald TRUMP à la maison blanche demeure la poursuite de la politique extérieur avec le continent. En effet, le nouveau Président américain promet la fin des délocalisations des entreprises américaines. A cet effet même si l’Afrique compte moins d’entreprises sur son sol, il n’en demeure pas moins que cette mesure augmente le taux de chômage sur le continent. Et quelle suite à donner à l’aide américaine octroyée aux pays africains à travers des programmes humanitaires ?  De sa politique extérieur, TRUMP prône le « non-interventionnisme ». Si cette manière de faire des Américains suscite colère et indignation à la seule évocation de la crise libyenne, il est fort à parier qu’un éventuel désintéressement de la première puissance mondiale sur notre continent suscite aussi des grincements de dents en matière de promotion de bonne gouvernance et d’accompagnement du processus de démocratisation. Cependant, cette attitude de l’administration américaine pourrait faire l’affaire des dictateurs qui verront une pression de moins  de rappel à l’ordre. Le changement de régime du côté des USA serait donc pour eux un pain béni pour torpiller les intérêts de leurs peuples. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains d’entre eux, qui avaient eu maille à partir avec l’administration OBAMA et qui ont compris que CLINTON s’inscrirait dans la continuité se sont empressés à féliciter le nouveau venu de la scène politique.

Armée américaine.
Armée américaine.

De ce qui  est de la lutte contre le terrorisme les Etats-Unis sont plus que jamais sollicités sur le continent, on imagine mal une politique étrangère américaine qui ne prendrait pas en compte cet aspect. Tout notre souhait, à ce niveau, que les réalités du terrain puissent freiner l’élan du sulfureux milliardaire dans l’exécution de sa politique.

                                          Que l’Afrique s’assume maintenant !

 Nous pouvons passer des heures à évoquer les inconvénients du nouveau pouvoir de Washington à l’égard de l’Afrique.  En réalité les Africains ne doivent pas se morfondre  de la main tendue. Nous devons aussi compter sur nos ressources. Que l’on s’assume. L’Afrique ne deviendra pas l’Eldorado à partir de l’aide étrangère,  et de l’aide étrangère nous en avons bénéficié autant. Malheureusement cela n’a pas servi à grand-chose. Combien de dirigeants africains ont des comptes dans les paradis fiscaux ? Que dire des valises de billets envoyées en France pour soutenir des campagnes présidentielles. Les Américains ont eu le mérite de voter un programme politique qui les arrange. Si nous croupissons dans la misère après plus d’un demi-siècle d’indépendance c’est aussi le fait de la qualité des hommes à la tête de nos Etats et de leurs orientations politiques.

Dieudonné NIKIEMA pour SCI

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