Examen du BEPC: Résultats boycottés dans le Boulkiemdé

Examen du BEPC: 

Résultats boycottés dans le Boulkiemdé

Pendant que certains candidats du BEPC au BURKINA connaissent déjà leur sort depuis la matinée du jeudi 9 juin 2016, d’autres en l’occurrence ceux du Boulkiemdé ne savaient toujours pas sur quel pied danser. Les enseignants  ont décidé de mener un sit in pour demander la réparation d’une injustice commise à l’endroit de deux des leurs.

Entrée principale du Lycée Provincial de Koudougou
Entrée principale du Lycée Provincial de Koudougou

Les candidats du Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) après la composition attendaient leurs résultats pour le jeudi 9 juin 2016 dans la ville de Koudougou. Ce qui témoigne la prise d’assaut des centres d’examens dès les premières heures du jour par les élèves et leurs parents.

A notre arrivée aux environs de 15h sur le site du Lycée Provinciale de Koudougou, c’est une ambiance bien tendue avec une inquiétude qui se lisait sur les visages des candidats venus attendre leurs résultats depuis la matinée. C’est au bord des larmes que BADO Carine candidate au BEPC, nous a confié qu’elle était là depuis le matin et attendait avec impatience les résultats. Elle a avoué par la suite n’être au courant de quoi que ce soit sur la situation.

Sur les 6 jurys que compte le centre d’examen du Lycée Provinciale de Koudougou s’est seulement les membres d’un seul jury que nous avons trouvé sur place et le président de ce jury s’est réservé de répondre à nos questions, nous renvoyant du côté des enseignants.

BAMA Raphael responsable à l’organisation et à l’information du secteur F SYNTER de Koudougou
BAMA Raphael Responsable à l’organisation et à l’information du secteur F SYNTER de Koudougou

C’est donc BAMA Raphael, responsable à l’organisation et à l’information du secteur F-SYNTER de Koudougou qui a bien voulu répondre à nos questions. Pour lui, ce qui se passe au Lycée Provinciale de Koudougou est une illustration de ce qui se passe sur le plan national, un peu partout au Burkina. D’après ses propos cela a un rapport avec deux de leurs qui ont vu le versement mensuel de leur salaire suspendu depuis le mois de mai. Pour lui, ceux qui ont effectué cet acte avancent que les enseignants ont été affecté par le Ministère de l’Enseignement National MENA et nommés à des postes de directeur de Collège d’Enseignement Général (CEG) et ces derniers n’ont pas obéit en rejoignant les postes. Pourtant ces deux enseignants, toujours selon BAMA Raphael, ils avaient postulé au compte du Ministère de l’Enseignement Secondaire et Supérieur MESS qui à l’issue de leurs formations avaient été affectés par ce ministère et ont servi régulièrement de la rentré jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il ajoute pour justifier le refus de leurs camarades à se soumettre aux injections du MENA que la règlementation interdit qu’on impose à un agent un poste de nomination. Il devrait y avoir un préalable dont une consultation des intéressés qui sur la base de leurs avis favorables occupent le poste où ils ont été nommés ce qui n’a pas été fait car leurs camarades n’ont pas été approché encore moins leur avis favorable ou non n’a pas compté.

Le syndicat a invité sur la base des documents envoyés par le bureau national leurs camarades a observer un sit in dans tous les centres où il y’a des jurys. Pour le Boulkiemdé le Quartier Général ( QG) a été installé au lycée Provincial. Toutefois, des équipes mobiles sillonnent les autres établissements où siègent les jurys pour mener des échanges d’explications avec les présidents de jury et les candidats qui viennent attendre leurs résultats. BAMA Raphael ajoute que le syndicat n’est pas contre les examens et que les enseignants ont aussi leurs enfants parmi les candidats mais ils ont le devoir de se battre contre l’injustice dont sont victimes leurs camarades. C’est pourquoi si rien n’est fait dans le sens de rétablir leurs camarades dans leurs droits le sit in sera maintenu jusqu’à nouvel ordre. A l’heure où nous bouclions ces lignes aucun changement n’était constaté. Vivement qu’un consensus soit trouvé pour soulager les candidats qui attendent leurs résultats.

Faruk KOIRA pour SCI

(Visited 1 times, 1 visits today)