Grossesses en milieu scolaire à Gaoua:Une rencontre d’échanges et de plaidoyer des différents acteurs

Région du Sud-Ouest

Grossesses en milieu scolaire à Gaoua

Une rencontre d’échanges et de plaidoyer des différents acteurs

 Une  rencontre d’échanges pour faire un plaidoyer sur les grossesses non désirées ou précoces en milieu scolaire, a été organisée par la Fondation pour l’Etude et la Promotion des Droits Humains en Afrique(FEPDHA), dans la journée du vendredi 24 juin 2016 dans la salle de conférence de la Maison de la Femme de Gaoua. Cette rencontre a regroupé quelques membres des Associations des Parents d’Elèves(APE) des établissements de la ville de Gaoua, quelques chefs d’établissements du secondaire, des partenaires financiers et des services techniques.

De gauche à droite:Moïse BALIMA , le chargé du suivi de la FEPDHA, Madame DA point focal de la FEPDHA/Gaoua et  Olé KAMpersonne ressource de la FEPDHA
De gauche à droite:Moïse BALIMA chargé du suivi de la FEPDHA, Madame DA point focal de la FEPDHA/Gaoua et Olé KAM personne ressource de la FEPDHA

Chaque année, on enregistre dans nos établissements scolaires publics ou privés de la région du Sud-Ouest plusieurs cas de grossesse dans le rang des jeunes filles. Le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire prend des proportions inquiétantes. En 2014 trois cent soixante dix-huit (378) filles mères ont été dénombrées. Et en 2015 deux cent cinquante(250) cas de grossesses ont également été enregistrés dans les établissements secondaires de la ville de Gaoua.

Pour beaucoup, cela résulte du fait que les jeunes ont une maturité précoce.
La grossesse  précoce elle, est un phénomène qui prend de l’ampleur de jour en jour dans notre société. Et c’est la jeunesse, la tendre jeunesse féminine qui en est la principale victime. En effet, on entend par « grossesse précoce, une grossesse qui survient en bas âge, c’est-à-dire avant 18 ans ; quand, la jeune fille sort à peine de l’enfance ou est encore enfant elle-même » a dit le conférencier Parfait KAMBOU Administrateur des Affaires sociales. Naturellement, les causes en sont multiples, et les conséquences très fâcheuses, d’où l’urgence d’extirper ce mal social.

Cette situation a des incidences considérables tant pour la jeune fille que pour la société : infection de l’appareil génital, saignement et douleurs atroces, cancer de l’utérus ce qui exigerait son ablation. Au pire des cas, la stérilité définitive voire la mort. C’est pourquoi la Fondation pour l’Etude et la Promotion des Droits Humains en Afrique(FEPDHA) à Gaoua a décidé de prendre le taureau par les cornes en organisant cette rencontre de plaidoyer. Dans un premier temps il s’est agit de donner les causes et ensuite de faire des propositions de solutions du phénomène des grossesses en milieu scolaire. En ce qui concerne les causes les participants ont pu dégager deux types. Les causes directes et indirectes.

Les articipants échangeant sur les grossesses en milieu scolaire
Les participants échangeant sur les grossesses en milieu scolaire

Les causes directes se résument essentiellement aux rapports sexuels non protégés. Quant à celles dites indirectes, elles sont entre autres liées à la sous scolarisation, l’inadéquation des services de planification, l’indisponibilité des produits contraceptifs, la résistance des maris aux méthodes de contraception de leurs femmes et la manque de moyens des services de planification familiale. Pour ce qui est des propositions de solutions, les participants ont retenu sept(7)à savoir : la relecture des règlements intérieur des établissements, le développement du thème sur le projet de vie scolaire, l’organisation d’assemblées générales en début et fin d’année pour aborder cette problématique, l’instauration des journées d’activités radiophoniques pour communiquer sur le phénomène, la création d’un cadre de concertation des différents acteurs, la formulation de slogans, la conception d’affiches, la construction de centres d’hébergements et enfin le renforcement de la dotation des cantines scolaires.

Donner la vie  devrait être un acte volontaire, libre et accepté par tous les membres du corps social auquel une femme à consenti d’offrir une partie d’elle-même, une partie de son sang et de son être tout entier ; cet acte ne devrait nullement donner lieu à rejet, à bannissement. Il ne devrait pas entrainer la mort ni de la mère, ni la mort d’un innocent qui vient au monde car comme l’a dit Victor HUGO « lorsque l’enfant paraît le cercle de famille applaudit à grands cris, son doux regard qui brille fait briller tous les yeux ».

Kissogo Abdoul Karim OUATTARA pour SCI

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