Journée mondiale du sida à Dano : « non à la stigmatisation »

Journée mondiale du sida   à Dano :

« non à la stigmatisation »

Le Ioba a commémoré le 20 Décembre 2016   en différé la Journée Mondiale de lutte contre le Sida, marquant aussi les 30 ans de lutte au Burkina.   Occasion pour les structures de lutte et les personnes vivant avec le sida d’appeler à moins de discrimination et de stigmatisation.                   

« Le VIH/SIDA est devenu à l’heure actuelle comme toute maladie. Vous pouvez mourir plus vite de toute autre maladie que du VIH /SIDA. Il sied donc que vous ne vous moquez pas de ceux qui en sont atteints, car personne ne connait comme il va terminer ». C’est en ces termes que le représentant des personnes vivant avec le VIH/Sida s’est adressé à l’assistance ce 20 décembre 2016 à l’occasion de la commémoration en différé de la Journée Mondiale SIDA(JMS) au Ioba.

Face à la discrimination et la stigmatisation dont ils sont souvent l’objet, le porte-voix a levé sa voix pour demander de la compréhension. Il a tenu cependant à remercier les différentes structures de lutte qui s’investissent pour leur donner un temps de bonheur et des ressources pour accepter leur état.

Une vue de l’assistance à la céremonie commémorative avec le haut commissaire en premier plan en Faso Dani

A sa suite le représentant des structures de lutte, le Président du Comité Provincial de Lutte contre le Sida (CPLS) et le chef d’antenne régional du SP/CNLS-IST du Sud-Ouest ont tous appelé à l’acceptation de l’autre sans préjugé. Au regard du taux de prévalence de 2 ,6 % dans la région le chef d’antenne régional du SP/CNLS-IST du Sud-Ouest René Kaboregou a insisté sur la précocité du dépistage pour une prise en charge rapide.

Trente (30) ans de lutte après, Mr Kaboregou est désolé que plusieurs personnes n’aient encore de changer d’habitudes dans leur sexualité. Le multi-partenariat sexuel, les rapports non protégés liés aux préjugés de l’orpaillage, la sexualité précoce de jeunes et le lévirat entre autres constituent des poches de nouvelles contaminations. Il a rappelé que plusieurs partenaires techniques et financiers qui soutiennent la lutte au Burkina vont bientôt se désengager. Dans ce contexte, c’est seule la mobilisation des ressources endogènes qui va permettre de soutenir la lutte.

Le Haut-commissaire Payon Bado, Président du Comité Provincial de Lutte contre le Sida dans le Ioba dans la même veine a rappelé les multiples efforts du Gouvernement pour faciliter et le dépistage et la prise en charge. 30 ans en arrière se rappelle, le Président du CPLS –Ioba la prise en charge médicale était un cauchemar. C’est pourquoi notre pays et ses partenaires se sont investis surtout pour rendre accessible   les médicaments. Donc, il est de notre devoir de nous protéger insiste Mr Bado.

Cette tribune a été une occasion pour l’antenne de l’association REVS+ à Dano de faire des démonstrations de port de condom et surtout de rappeler toute la gamme de service qu’elle offre aux personnes vivant avec le VIH/Sida. Joignant l’acte à la parole, elle a remis au centre de dépistage de Dano un lot de médicaments pour les personnes vivant avec le VIH.

Notons que dans la matinée aux environs de 6 heures c’est une marche silencieuse qui a donné le top départ de la commémoration. Pour le Haut –Commissaire, Président du(CPLS) c’est une marche en soutien aux personnes vivant avec le VIH/Sida. Brandissant des pancartes « zéro décès lié au sida », « non à la stigmatisation », «je me protège, protège-les autres » les marcheurs ont arpenté la nationale N°12 au centre-ville sur près de 2km. Pour les marcheurs d’un jour, c’est aussi leur contribution pour interpeller tout un chacun à ne pas baisser la garde.

Ouabouè BAKOUAN   pour SCI

 

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