Prise en compte du social dans les stratégies de développement des collectivités territoriales :
les acteurs de la région du Sud-Ouest informés et sensibilisés
Un atelier d’information et de sensibilisation sur la prise en compte du social dans les stratégies de développement des collectivités territoriales s’est tenu du 22 au 23 novembre 2016 à Gaoua. Cet atelier organisé par le Projet Fonds Enfants a connu la participation de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la traite et les autres pires formes de travail des enfants du Burkina Faso.

Le Projet Fonds de lutte contre la traite et les autres pires formes de travail des enfants, communément appelé « Fonds Enfants », crée depuis 2005 dans le cadre de la coopération au développement entre la République Fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso, contribue à l’amélioration de l’offre et de l’accès des pauvres aux services de base et à la protection sociale pour la promotion des droits de l’enfant. Après une étude faite en 2005 par le projet, il ressort que la prise en charge des groupes vulnérables par les collectivités territoriales va essentiellement vers deux éléments à savoir la prévention et la réinsertion. Autre constat aussi fait après l’initiative dans la commune de Yako du projet « une commune/département, un service social »pour une meilleure prise en charge des questions sociales, se heurte à l’insuffisance de compétences au sein de ces collectivités. Ce constat a conduit le Projet Fonds Enfant à inscrire depuis 2010 dans ses actions un appui aux communes pour l’ouverture d’un service social.

Au 31 décembre 2015, vingt(20) communes ont pu bénéficier de cet appui pour la mise en place des services sociaux animés par des agents sociaux mis à la disposition desdites communes par le Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille à leur demande et arrivent à prendre en charge certains problèmes sociaux des populations. C’est donc pour permettre à l’ensemble des acteurs des collectivités, des services techniques de l’Etat et des partenaires de mesurer l’importance de ces services sociaux dans le développement des communes et de mettre l’accent sur le rôle de maître d’ouvrages sociaux des autorités communales dans la prise en compte du social dans leurs stratégies de développement, que cet présent atelier est organisé.
Au vue de la persistance de la traite et des autres pires formes de travail des enfants, le Gouverneur Tagsseba NITIEMA dans son allocution a interpelé tous les acteurs de la lutte à une plus grande mobilisation et détermination à combattre ce phénomène grandissant constituant une atteinte aux droits élémentaires des enfants. A ce jour, vingt et huit(28)communes du Sud-Ouest bénéficient des appuis multiformes du Projet Fonds Enfants pour un portefeuille financier cumulé évalué à environ 4,7 milliards de francs CFA depuis la phase 1.
Malheureusement cette région est encore durement frappé par ce phénomène a dit le Coordonnateur National du Projet Hamidou SEONE. L’organisation de cet atelier, se veut non seulement de faire connaître le Projet par les nouveaux managers communaux, mais aussi lancer la réflexion sur l’importance de la planification et de la budgétisation du social, dans les plans et politiques de développement des collectivités ; a-t-il précisé. Le représentant du Maire de la commune de Gaoua, Casimir Kambou dans son discours a traduit toute sa joie du choix de sa commune pour tenir une telle activité. Il a aussi émis le souhait ardent qui est de voir cet atelier aboutir à des résultats à la hauteur des enjeux sociaux actuels. Les travaux de l’atelier se sont déroulés uniquement en plénière et ont porté sur une série de présentations sur le Projet Fonds Enfants, les conclusions des études sur l’évaluation des services sociaux de la Zone d’Intervention du Projet(ZIP) et les bonnes pratiques des services sociaux de Bobo-Dioulasso et Ouagadougou.
Kissogo Abdoul Karim Ouattara


